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Habitat et Humanisme : Quatre femmes, une même histoire…

Sofia a quarante ans et vit avec sa mère et ses deux filles. Après pas mal d’errances, elle a trouvé un toit en dehors de la métropole voisine où elle travaille à temps partiel. Elle mobilise les prestations sociales disponibles, mais cela ne suffit pas, ajoutées à son salaire,  à permettre de chauffer la maison qu’elle occupe : l’habitude est prise, on isole comme on peut les portes qui laissent passer l’air, on met une polaire l’essentiel du temps, on vit près du coin-cuisine où la cuisson des repas produit un peu de chaleur.

Myriam, la mère de Sofia, n’en finit pas de tousser : elle a beau consulter les médecins, personne ne comprend ce qu’elle a, parce qu’elle ne fume pas et a une hygiène de vie convenable : qui aura l’idée de l’interroger sur ses conditions d’habitat, l’humidité permanente de la maison, faute de chauffage, suscitant des pathologies du bâtiment qui provoque ses troubles pulmonaires ?

Pas bien différente est la situation de Julie, la deuxième fille de Sofia, qui enchaine les bronchiolites, ce qui la condamne trop souvent à être refusée à la crèche.

Quant à Sonia, l’ainée, sa mère s’inquiète de ce qu’elle ne semble pas se faire des amies à l’école : voilà deux ans qu’elle ne veut pas organiser de goûter d’anniversaire à la maison, elle n’y invite jamais une copine, et en conséquence, est rarement invitée ailleurs. L’explication est simple : elle a honte de faire voir son logement humide où il fait froid.

Ce tableau n’a rien d’excessif. Au contraire, il donne à la précarité énergétique son vrai visage : au-delà de sa dimension économique portée par Sofia, ce sont les questions de santé qui émergent au premier plan, d’ordre physique pour Myriam et Julie, d’ordre psychique pour Sonia. Dans notre lutte collective contre la précarité énergétique, il nous faut dans le même temps prendre soin du logement à rénover et de ses occupants à traiter.

Pour cela, trois orientations s’imposent : d’abord accompagner les ménages fragiles dans leur parcours de logement en évitant de les embarquer dans une passoire thermique : il faut prêter attention au montant du loyer autant qu’à celui des charges locatives ; ensuite sensibiliser le système de santé à l’interaction évidente entre le mauvais état des logements et les pathologies des occupants : comme leurs confrères anglais, les médecins français devraient être incitateurs des rénovations ; enfin, rénover à grande échelle les logements du parc locatif privé qui sont indispensables pour loger les plus fragiles d’entre nous : pour cela, il nous faut  accompagner les bailleurs dans cette action désormais impérieuse, puisque la loi chassera bientôt de leur parc les logements trop énergivores.

AFIN DE LIMITER LA PRÉCARITÉ ÉNERGÉTIQUE DES PUBLICS EN DIFFICULTÉ, LE MOUVEMENT HABITAT ET HUMANISME VEILLE : 

  • Construire et rénover selon les normes de haute performance énergétique et privilégier les techniques et matériaux à faible impact carbone pour une écoconstruction.
  • Sensibiliser les propriétaires solidaires sur la réalisation de travaux de rénovation énergétique, incluant des subventions de l’Etat, et à les accompagner dans les démarches nécessaires.
  • Sensibiliser et former les locataires aux éco-gestes grâce à un réseau de « correspondants énergétiques » (un accompagnement bénévole à partir d’ateliers collectifs, avec l’appui d’un appartement pédagogique, une Ecole du locataire, et souvent un suivi personnalisé…).

Découvrez le réseau RAPPEL !

Depuis 2007, le réseau RAPPEL mobilise de nombreux acteurs sur le thème de la précarité énergétique. Son objectif : soutenir et mettre en relation les structures qui élaborent des solutions préventives et curatives durables.

Le réseau RAPPEL c’est plus de 1 000 membres dans 96 départements : des services de l’Etat ou assimilés, des collectivités locales, des associations, des entreprises et des particuliers (chercheurs, étudiants, bénévoles…). Animé par le CLER-Réseau pour la transition énergétique et Solibri, il est soutenu par l’ADEME, la Fondation Abbé Pierre, l’ANAH, le Secours catholique, EDF, Engie, la Fondation Schneider Electric, Effy et Solinergy. Il propose de nombreux outils et ressources à disposition des professionnels :

  • Un site Internet pour partager outils, expériences et consulter les actualités de la précarité énergétique.
  • Une liste de discussion dédiée à la précarité énergétique et réservée aux membres du réseau, véritable espace de débat, de diffusion et d’enrichissement mutuel.
  • Des publications : des fiches de synthèse sur les sujets abordés dans les échanges de la liste de discussion, unenewsletter mensuelle en prise avec l’actualité ou des publications annuelles comme le « Focus précarité énergétique »  destiné aux professionnels et institutions concernés par la précarité énergétique et la « Piqûre du RAPPEL » qui vulgarise le sujet pour les non-experts.
  • Des rendez-vous réguliers  : une rencontre nationale qui rassemble chaque année plus d’une centaine de professionnels, des rencontres d’experts pour mettre face à face des experts de la précarité énergétique et d’autres professionnels (médecins, architectes, sociologues, thermicien, etc.) ou encore tous les deux mois les webinaires du RAPPEL pour partager des retours d’expériences concrets via une plateforme en ligne.

Pour en savoir plus ou contacter l’équipe d’animation, rendez-vous sur le site du RAPPEL : https://www.precarite-energie.org/

L’inscription au réseau et à la newsletter est gratuite et se fait directement sur le site Internet.

Habitabilité du logement, habitabilité de la planète – même combat au Secours Catholique – Caritas France

La précarité énergétique, une réalité qui frappe durement les ménages accompagnés par le Secours Catholique

Fort de ses 3 500 équipes et de ses 2 400 lieux d’accueil réparties dans 74 délégations départementales, le Secours Catholique accompagne chaque année environ 1,4 millions de personnes en situation d’exclusion. Si parmi elles les deux tiers disposent d’un logement stable dans le parc privé ou le parc social, elles y sont le plus souvent fragilisées par la faiblesse de leurs ressources ou des conditions d’habitat dégradées. C’est notamment le cas des ménages en situation de précarité énergétique, qu’ils soient locataires ou propriétaires de leur logement.

Les statistiques nationales[1] du Secours Catholique révèlent l’ampleur inquiétante du phénomène:

  • Au sein du budget des ménages (dont la moitié est engloutie par les frais liés au logement), les dépenses d’énergie représentent le 2ème poste le plus lourd à assumer derrière le loyer et les charges (103 € sur 604 € de dépenses mensuelles médianes)
  • Le poids considérable des dépenses énergétiques en fait par conséquent le 2ème motif d’impayés chez les ménages, derrière le loyer (40,5% des ménages endettés sont concernés par ce type d’impayés)
  • Parmi les aides financières accordées par le Secours Catholique, l’aide au paiement des factures d’énergie représente le 2ème poste le plus important (1,3 M€ sur 9,1 M€ d’aides au total), juste derrière l’alimentation (2,7 M€) et avant le loyer et les charges (1 M€)
© Christophe Hargoues / Secours Catholique

Les actions du Secours Catholique pour venir à bout de la précarité énergétique

Face aux conséquences sociales, écologiques, sanitaires et financières délétères[2] de la précarité énergétique, les équipes bénévoles et salariées du Secours Catholique déploient quotidiennement une palette d’actions adaptées à chaque ménage : accueil et écoute, évaluation globale de la situation, liens avec les services sociaux et les partenaires du territoire pour favoriser l’accès aux droits (comme les aides du fonds de solidarité pour le logement des départements, le chèque énergie, etc.), octroi d’aides financières, négociation avec les énergéticiens pour prévenir les coupures d’énergie, médiation avec les bailleurs pour les inciter à la réalisation de travaux, etc.

En complément de ces actions et afin de s’attaquer aux racines de la précarité énergétique, de plus en plus de délégations accompagnent les propriétaires occupants modestes dans leurs démarches de rénovation. En effet, élaborer son projet, réussir à se repérer dans le maquis des dispositifs de financement de la rénovation énergétique, mobiliser des entreprises qualifiées et dignes de confiance et parvenir enfin à assumer le reste à charge des travaux (environ 10% de la facture totale), c’est souvent mission impossible quand on se bat d’abord pour sa survie.

© Christophe Hargoues / Secours Catholique Christophe Hargoues / Secours Catholique

C’est pourquoi le Secours Catholique soutient également le programme expérimental “1digneToit” dans le cadre d’un partenariat entre les délégations de la région Hauts-de-France, le Réseau Eco-Habitat et l’Agence nationale de l’habitat. Il permet de conjuguer accompagnement fraternel et ingénierie financière, sociale et technique pour rénover les logements de 200 ménages en situation de précarité[3]. Le projet est actuellement en cours de modélisation et d’essaimage dans de nouveaux territoires.

Le plaidoyer du Secours Catholique pour sortir de l’inaction sociale et climatique face à la précarité énergétique

              Enfin, à l’heure où le 6ème rapport d’évaluation du GIEC tire la sonnette d’alarme sur le péril climatique imminent qui menace l’humanité, le Secours Catholique plaide pour une transition écologique juste nécessitant de:

  • Doubler le montant du chèque énergie
  • Créer une obligation de rénovation des logements conditionnée à un accompagnement technique et financier adapté
  • Se doter d’instruments budgétaires et fiscaux permettant de massifier les rénovations globales et performantes
  • Rendre ces rénovations financièrement accessibles aux plus modestes par la garantie d’un reste à charge zéro
  • Déployer à l’échelle nationale un accompagnement global, gratuit et indépendant adapté aux besoins des ménages les plus fragiles

[1] Toutes les données de cet articles sont issues du Rapport Etat de la pauvreté en France 2020

[2] Lire à ce propos le reportage Passoires thermiques: Le quotidien infernal des maisons courant d’air

[3] Découvrir à ce propos le reportage Rénovation énergétique: “Je ne veux plus avoir honte de chez moi”

« Ces prochaines années sont vraiment décisives. » Philippe Pelletier, Président du Plan Bâtiment Durable

La lutte contre la précarité énergétique est, en matière de logement, au cœur du triptyque qui constitue le développement durable : socialement, elle concerne les plus fragiles d’entre nous qui accumulent des précarités de tous ordres et souvent, ne le manifestent pas ; économiquement, la lutte accroît le « reste-à-vivre » qui fait tant défaut à ces ménages en situation de précarité, en isolant leur logement et permettant qu’il soit chauffé ; écologiquement enfin, l’effort se porte prioritairement sur ces pavillons si nombreux qui, faute d’être isolés, chauffent l’air extérieur et consomment deux fois plus d’énergie qu’un appartement de surface similaire.

C’est la raison pour laquelle, dès le Grenelle de l’environnement, le Plan Bâtiment Durable a suscité le développement de politiques publiques pour faire de la lutte contre la précarité énergétique une priorité de l’action. C’est ensemble, associations, agences publiques, opérateurs du logement, filière de la rénovation, que nous avons en 2009 posé les bases du programme « Habiter Mieux » qui est porté par l’Agence nationale de l’habitat (Anah), et que nous avons provoqué simultanément une action vigoureuse d’éradication des logements énergivores du parc social, pour améliorer le mieux-vivre des locataires Hlm.

Notre conviction commune, à l’époque comme aujourd’hui, est double : l’argent public doit principalement concentrer l’aide sur les plus fragiles et il serait inconvenant qu’une politique de rénovation énergétique des logements n’en fasse pas sa priorité ; mais l’argent ne suffit pas, et c’est d’un accompagnement global dont ces ménages ont besoin, de la prise de décision à la réception des travaux, en passant par le choix de l’entreprise et le plan de financement.

Plus de dix ans se sont écoulées depuis ces impulsions et nous devons convenir que l’appareil d’Etat a été au rendez-vous, bien sûr avec des hauts et des bas au cours de la période, mais sans que le cap soit perdu de vue et que l’effort se relâche. Une nouvelle étape se dessine qu’à nouveau nous accompagnons ensemble : le « changement de braquet » d’abord que provoque MaPrimeRénov’, le programme d’amplification spectaculaire des actions de rénovation de logements, et notre vigilance demeure celle de la priorité réservée à la lutte contre la précarité énergétique et à l’accompagnement des ménages concernés ; la contrainte ensuite, qui induit la sortie à terme des logements énergivores du parc locatif privé : maintenant que les étapes sont fixées par la loi, il nous faut tous ensemble accompagner les bailleurs dans la rénovation de ce parc qui loge beaucoup de ménages fragiles, éprouvés par la crise sanitaire, car nous devons éviter la naissance à terme d’autres précarités qui procéderaient de la contraction excessive du parc locatif privé.

En somme, continuons à jouer collectif : le défi est posé, qui exige de nous qu’au-delà de la mobilisation nécessaire des esprits, nous fonctionnions en mode Action, chaque organisation selon ses talents : ces prochaines années sont vraiment décisives.

Philippe Pelletier, président du Plan Bâtiment Durable

Fondation Abbé Pierre : « Faire ensemble et être ensemble »

Sur tout le territoire, notamment à travers ses programmes « SOS Taudis » et « Toits d’Abord », la Fondation Abbé Pierre finance des projets de rénovation et de réhabilitation de l’habitat afin de permettre aux locataires et propriétaires en difficulté de vivre dignement dans leur logement.

En Bretagne, la Fondation organise des chantiers solidaires chez des habitants qui ne peuvent prendre en charge les travaux de finition de leur domicile réhabilité.

« C’est magnifique ! Je me sens enfin bien et je vais pouvoir recevoir du monde… Les personnes qui sont venues chez moi ont travaillé simplement pour m’aider, pour rien d’autre et ça, c’est vraiment extraordinaire ! »

Sylvie, 55 ans, est installée depuis 1985 dans le Morbihan, dans la maison qui l’a vue naître et dont elle a hérité. Depuis plusieurs années cependant, le domicile de l’ancienne secrétaire était insalubre. Mise aux normes de l’assainissement et de l’électricité, réfection des sols, isolation de la toiture et du grenier… réhabilité en 2017 grâce au programme « SOS Taudis » de la Fondation notamment, le domicile situé à Saint Jean la Poterie était enfin rénové, mais les travaux de finition ne pouvaient être réalisés par la propriétaire.

« Lorsqu’on hérite, on ne se rend pas compte de tout ce qu’il y a à faire et de ce que ça coûte… en plus, avec ma scoliose, je ne peux pas faire grand-chose moi-même. C’est sûr que là, aujourd’hui, tout est fait ! Moi, je ne sais pas combien de temps ça m’aurait pris de peindre tout l’étage ! »

Nettoyage, ponçage, couches de peinture… une petite dizaine de bénévoles ont donné le coup de main nécessaire à la finalisation du chantier. Parmi eux, René, compagnon Emmaüs depuis 13 ans et Bryan, 22 ans, à la rue depuis plusieurs mois, qui a lui aussi relevé ses manches avec 2 autres jeunes dans le cadre d’un chantier d’insertion organisé par l’association « Sauvegarde de l’enfance et de l’adulte 35 ».

« Moi, je suis venu parce que c’est important de faire ensemble mais aussi d’être ensemble. Et puis, il faut rompre l’isolement et ne pas laisser les gens quand on peut les aider. J’espère qu’il y aura d’autres chantiers dans d’autres endroits ! En 3 jours, à dix, on a abattu pas mal de boulot et je suis vraiment fier pour le groupe, pas pour moi », précise René.

« Je préfère aider les autres, plutôt que de rester à la rue sans rien faire. En plus, j’ai appris des termes techniques et des façons de faire pendant le chantier qui me seront utiles plus tard, quand j’aurai un logement. Si je me retrouvais dans la situation de cette dame, j’aimerais qu’on fasse quelque chose pour moi… Je suis déjà sur la liste des volontaires pour le prochain chantier« , précise Bryan.

Dans le cadre de son partenariat avec la Fondation, l’association s’est engagée à participer à 5 autres chantiers de rénovation. D’une durée de 3 jours, ils permettront aux jeunes en insertion de bénéficier d’un contrat de travail et d’une rémunération au Smic horaire.


Crédit photo FAP.

Programme Slime : pour dire stop à la précarité énergétique

Le Slime, c’est quoi ?

Le programme Slime repose sur une méthodologie en trois étapes qui vise à massifier le repérage des ménages pour leur proposer des solutions adaptées.

  1. La collectivité organise la chaîne de détection des ménages, en mobilisant notamment un réseau de donneurs d’alerte : travailleurs sociaux, associations, personnel médical, caisse d’allocations familiales… Les membres de ce réseau sont sensibilisés aux enjeux de la précarité énergétique pour mieux repérer les ménages concernés parmi ceux qu’ils rencontrent dans le cadre de leurs fonctions.
  2. Les ménages détectés se voient proposer une visite à domicile pour réaliser un « diagnostic socio-technique » : un chargé de visite se rend sur place pour analyser l’état du bâti et des systèmes d’eau chaude et de chauffage, la situation socio-économique du ménage, ses factures d’énergie ainsi que ses usages. Avec le ménage, il installe de petits équipements qui génèrent immédiatement des économies d’énergie et/ou améliorent le confort.
  3. Les ménages sont orientés vers des solutions adaptées à leur situation : travaux de performance énergétique, médiation-bailleur, remplacement d’équipements, accompagnement social et budgétaire, aides financières, etc.

Un Slime : pour quoi faire ?

Les dispositifs Slime locaux renforcent le « pouvoir d’agir » des ménages : d’après une évaluation nationale réalisée en 2020, 84% d’entre eux réalisent une première action suite à la visite (suivre plus régulièrement ses factures, entreprendre des démarches d’accès aux droits…), et 65% réalisent une action engageante (effectuer des travaux, obtenir des aides financières…). De plus, les Slime agissent directement sur la précarité énergétique : 35% des ménages déclarent ne plus avoir froid dans leur logement, et 30% estiment avoir réalisé des économies sur leurs factures d’énergie.

Pour les collectivités, le programme Slime permet de mettre en cohérence les actions existantes de lutte contre la précarité énergétique, mais aussi d’organiser, de renforcer et de développer leur écosystème partenarial. Sur le plan opérationnel, le programme Slime offrent aux collectivités des outils méthodologiques et informatiques, une animation qui favorise le partage d’expériences, ainsi que des financements qui couvrent jusqu’à 70% des dépenses des collectivités.

Les collectivités en parlent :

« Apporter des petites réponses aux gens leur permet de se remettre en position d’avancer, de se re-projeter dans leur logement et de retrouver de la confiance. »

Conseil départemental du Morbihan

« Le Slime permet de suivre l’évolution des politiques publiques de ces dernières années : sortir des politiques publiques ‘assistancielles’ et s’inscrire dans les récentes orientations des politiques sociales qui visent « l’aller vers et le développement du pouvoir d’agir”. »

Conseil départemental du Gard

« le Slime permet à nos deux unités [habitat social/habitat privé] de mieux travailler ensemble, cela crée du lien interne au sein de la collectivité. »

Métropole européenne de Lille

Comment nous rejoindre ?

Le CLER organise trois appels à candidature par an pour accueillir de nouvelles collectivités. La prochaine formation pour s’informer sur le programme et préparer une candidature aura lieu le 25 novembre 2021. Rendez-vous sur www.lesslime.fr pour en savoir plus.

Le CLER – Réseau pour la transition énergétique, proposera une session de formation le jeudi 25 novembre 2021 dans le cadre de la Journée Contre la Précarité Énergétique. Pour en savoir plus sur l’évènement et s’inscrire à la formation action suivez ce lien

La première édition française de la Journée contre la précarité énergétique aura lieu le 10 novembre 2021

La précarité énergétique :

Avec l’accroissement de la précarité, la mauvaise qualité énergétique de millions de logements et l’augmentation des coûts de l’énergie et du logement, de plus en plus de ménages n’ont pas les moyens de se chauffer correctement, ou se ruinent pour le faire, avec de graves conséquences sur leur santé et leur budget.

Au carrefour des enjeux sociaux et écologiques, la précarité énergétique est une forme de mal-logement qui touche 12 millions de personnes en France.

En 2019 :

  • 671546 ménages ont subi une intervention d’un fournisseur d’énergie en 2019 suite à des impayés, soit une augmentation de + 17 %par rapport à 2018 ;
  • 66 % des jeunes (18-34 ans) ont restreint leur chauffage et 32 % déclarent rencontrer des difficultés de paiement.

Pourtant, ce phénomène massif est encore trop souvent absent dans la conscience collective et dans les médias, alors que le grand chantier de la rénovation énergétique et la lutte contre le mal-logement devrait mobiliser toutes les énergies.

La première « Journée contre la précarité énergétique »

La Fondation Abbé Pierre et 18 organismes impliqués dans la prévention de la précarité énergétique, la lutte contre l’exclusion et le réchauffement climatique sont à l’origine d’une journée nationale de sensibilisation à la précarité énergétique, dont la première édition aura lieu le 10 novembre 2021.

Présente sur tout le territoire au travers d’une campagne de sensibilisation et d’évènements ouverts au grand public, cette journée permettra de rendre visible ce phénomène auprès des décideurs nationaux et du grand public, en fédérant les acteurs de la précarité énergétique autour d’un évènement national récurrent, valorisant les initiatives publiques et associatives de lutte et de prévention territoriale.

Participez à la « Journée contre la précarité énergétique »

Associations spécialisées ; professionnels du secteur de la rénovation, du conseil et de l’accompagnement social ; artisans et architectes ; agences départementales ; collectivités territoriales ; entreprises engagées… Tous les acteurs désireux de se mobiliser pour cette journée sont invités à proposer leur évènement pour faire vivre la journée contre la précarité énergétique !


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